Les ponts thermiques, la condensation et les moisissures

 

Dès l’entrée de l’hiver, de nombreux copropriétaires font appel à nous car ils pensent être victimes de dégâts des eaux en découvrant de l’humidité en très forte quantité dans les angles de plafond et des traces de moisissures dans leur logement.

Nous constatons systématiquement qu’il ne s’agit pas d’un dégât des eaux classique mais d’un phénomène de condensation accru par la présence d’un pont thermique.

 

Qu’est ce qu’un pont thermique ?

 

 

 

Ce phénomène est très fréquent quand les logements sont équipés de radiateurs électriques.

 

Où se déclare t'il ?

Le risque de condensation est plus fort aux endroits où il y a un abaissement des températures, notamment sur les parois vitrées, dans les angles de pièces dont les murs sont en contact avec l’extérieur, plus particulièrement sur les façades orientée au nord ou dans le prolongement des dalles de balcon, et de surcroît aux endroits devant lesquels du mobilier empêche l’air chaud ambiant de circuler.

Le phénomène de condensation se présente toujours aux mêmes endroits du logement :

•          dans les angles de pièces situées aux angles Nord ou Est des bâtiments (les plus froids)

•          sous les balcons ou les loggias qui sont en prise directe avec le froid de l’extérieur

•          principalement dans les chambres qui sont des pièces où l’on rejette le plus de CO2

 

Savoir distinguer un  dégât des eaux classique d’un pont thermique

Le dégât des eaux

 

Quand il est actif, le dégât des eaux classique fait apparaître de l'eau circonscrite sur une surface réduite et en grande quantité.

 

Quand il n’est plus actif, le dégât des eaux classique fera ressortir, après un temps de séchage, des traces jaunâtres car l’eau s’est chargée des sels minéraux de la dalle de béton qu’elle a traversée. Plus tard, des cloques de peinture apparaitront.

Le pont thermique

Quand il est actif, le pont thermique fait apparaître des gouttelettes d’eau sur une surface assez large.

Quand il n’est plus actif, le pont thermique laisse des traces de moisissures qui se manifestent sous la forme d’une pigmentation noire homogène.

 

Comment se déclare t’il et pourquoi ?

Le taux d’humidité à l’intérieur d’un logement dépend des sources d’humidité, de la ventilation et de la température.

Il existe de nombreuses sources qui produisent de la vapeur d’eau dans une maison. Parmi elles, les hommes qui, au travers de leur respiration, transpiration et activités quotidiennes, peuvent libérer jusqu’à 3 litres de vapeur d’eau par jour.

Des activités telles que le bain, la douche, la cuisson, la lessive, le séchage du linge et le lavage des sols combinés ajoutent en moyenne 2,4 litres d’eau par jour. Si on considère une famille de 4 personnes, c’est donc plus de 20 litres de vapeur d’eau qui sont rejetés chaque jour dans l’air ambiant !

Avec les chutes de températures en hiver, les parois extérieures des locaux chauffés sont soumises à une différence de températures qui provoque un transfert de chaleur de l’intérieur chaud vers l’extérieur froid. Au contact de la paroi froide, l’air chaud se refroidit et atteint le point de rosée. C’est ce qui explique le phénomène de la condensation.

Le point de rosée est la température à laquelle la vapeur d’eau se condense sur les parois les plus froides. Plus l’air est chaud, plus il est porteur d’un poids important d’humidité :

– à 25° C, 1 m3 d’air peut contenir 20 g d’eau.

– à 0° C, 1 m3 d’air peut contenir 4,5 g d’eau.

 

Comment s'en protéger ?

Pour remédier à ces problèmes, nous vous conseillons de suivre les conseils suivants :

  • Prioritairement, créer des arrivées d'air dans le salon (au dessus ou sur les huisseries) quand elles n’existent pas

  • Veiller à ce que les bouches de ventilation ne soient pas bouchées

  • Veiller au maintien d’un espace suffisant sous les portes des pièces concernées et détalonner les portes en cas de pose d’un revêtement de sol épais (moquette, parquet flottant…)

  • Ventiler plus fréquemment la pièce concernée pour évacuer l’humidité de l’air

  • Ne pas y faire sécher de linge (privilégier un sèche linge)

  • Maintenir la température ambiante des pièces concernées au dessus de 18° en toute circonstance y compris le soir pour permettre à l'eau de ne pas se déposer sur le plafond

  • Ouvrir systématiquement la fenêtre de cuisine quand vous faites bouillir de l’eau

Un pont thermique est une zone du bâtiment où se matérialise une déperdition importante de calories vers l’extérieur ainsi que la création de points froids à l’intérieur du logement, pouvant ainsi occasionner des problèmes de condensation créant par la suite des moisissures.

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’humidité de l’air ambiant se colle sur les parties les plus froides du logement sous forme de gouttelettes d’eau microscopiques sur lesquelles se développeront ensuite les moisissures.

© 2014 par le Cabinet GSI

NOUS SUIVRE:

  • w-facebook
  • Twitter Clean